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Ma fascination pour le village de Lambton et la famille Perreault

Lambton, aux limites de la Beauce et de l'Estrie

C’était tout de même particulier que Lambton en Estrie ait pris autant de place dans mes pensées après ma première visite au début de l’été de 2020. Ça frôlait l’obsession. Ce village sur le bord du magnifique Lac Saint-François, à une quarantaine de kilomètres de Lac-Mégantic m’était totalement inconnu avant mes recherches généalogiques.

Mes seules certitudes étaient que ma grand-mère Marie Perrault-Jarest y avait vécu, ses parents et des membres de sa famille y avaient des terres. Son frère Elzéar (1886-1971) avait adopté mon oncle Gérald Jarest (1923-1940), tout comme il l’avait fait avec les enfants de Donat Lussier (1895-1922) après son mariage avec Rose de Lima Picard, veuve Lussier, en 1925. J’ignorais qui étaient les autres membres de la famille Perreault.

J’ai poursuivi mes recherches virtuelles à la Bibliothèque et Archives nationales du Québec sans trop de succès. J’ai décidé d’inscrire « Lambton » dans les critères et je suis tombé sur un article du Courrier de Frontenac de 1965 fort intéressant sur la Famille Perreault. On y parlait du dernier fils de la famille, Luc, qui avait été ordonné prêtre et qui partait en mission. Je ferai par la suite l’ajout de Luc mes critères de recherche. Je retrouverai alors le registre de son baptême à l’Église Saint-Vital de Lambton, j’ai appris du même coup que mon oncle Gérald était le parrain de Luc. La marraine était Claire Lussier, fille de Donat Lussier et Rose de Lima Picard.

  

Dans la même soirée, un autre article retrouvé dans les archives numérisées m’informait du décès de Rose Picard en 1976. Ce qui m’a frappé d’emblée, c’est que Rose est décédée le 3 février, tout comme ma mère dix-sept ans plus tard. J’y trouvai le nom de ma grand-mère, Marie Perreault-Demers. Je suis surpris. Non seulement, je croyais que Marie était décédée avant ma naissance, j’apprenais maintenant qu’elle était vivante en 1976 alors que j’avais 19 ans.

Il m’apparaissait maintenant plausible qu’elle ait épousé un certain Émile Demers. Quelqu’un m’avait transmis cette information, mais l’âge des époux sur le certificat de mariage ne correspondait pas à la réalité. Les documents avaient-ils été falsifiés? S’agissait-il d’un faux? Étaient-ce bien de la bonne « Marie Perreault » et du bon « Émile Demers » qu’il était question? Voilà bien des questions qui demeurent sans réponse. Je trouvais d’autant plus curieux que Marie enterre son fils le 20 juin 1940 en signant les registres de sépulture sous le nom de nom de Mme J.A. Jarest et qu’elle apparaisse sous son nom de jeune fille et comme célibataire dans un acte de mariage qui l’unissait à Émile Demers en date du 14 juillet suivant, d’autant plus que le document affirmerait qu’elle avait 23 ans, alors que dans la réalité, elle en aurait eu 46. Pour ce qui était d’Albert Jarest, je n’ai aucun détail à ce jour qui m’indique s’il était vivant ou décédé.

Marie s’est éteinte à l’âge de 85 ans le 6 juillet 1979 à Laval. Dans les registres de Généalogie Drouin, elle était bien l’épouse d’Émile Demers.  J’ai constaté aussi que ma grand-mère était venue au monde le 22 mars (1894), tout comme sa fille Yvette (1921), ma mère.

Il y avait peut-être une chance que j’en sache davantage. Luc, le dernier enfant d’Elzéar Perreault était peut-être encore en vie.

Une bonne amie, Hélène Lussier avec qui je travaille à la Fédération de la famille Richelieu-Yamaska pouvait peut-être m’aider. Je savais qu’elle allait fréquemment à la communauté des pères blancs de la rue Saint-Hubert à Montréal. Je lui ai donc fait part de ma découverte. Je lui ai demandé si elle pouvait s’informer auprès de ses contacts si le Père Luc vivait encore. Dans l’heure qui suivit, je recevais ses coordonnées par texto.

Devais-je lui téléphoner? Devais m’abstenir de crainte de réveiller de vieux fantômes du passé. J’étais aussi enthousiaste que mal à l’aise d’aborder ce cousin éloigné qui ignorait même mon existence. Après plusieurs jours d’hésitation, je lui ai écrit  pour lui faire part de ma démarche, le laissant libre de communiquer avec moi s’il le jugeait opportun.

Dans les jours qui suivirent, il me laissa un long message sur ma boîte vocale. Le mystère autour du mariage d’Albert Jarest et de Marie Perreault finirait peut-être par s’éclaircir.

Étais-je prêt à entendre des choses qui m’avaient été cachées une partie de ma vie? Du même coup, je voulais en savoir un peu plus sur ma grand-mère et comprendre pourquoi je n’avais jamais pu la rencontrer. J’éprouvais toutes sortes d’émotions en pensant à elle. Je devais aller au bout de cette démarche. J’avais une impression de devoir réparer quelque chose dans notre histoire familiale. C’était un sentiment tellement fort que je ne pouvais pas reculer.

Dernier d'une famille de trois enfants, j'ai œuvré une partie de ma vie dans le domaine de la santé et des services sociaux. Depuis neuf ans, j'ai entamé une nouvelle carrière comme directeur d'un organisme communautaire LGBTQ (2012-2021). En avril 2021, je serai coordonnateur des communications et agent de liaison à la Fédération de la famille Richelieu-Yamaska, un emploi idéal en contexte de ma préretraite. Mes passions sont multiples: Histoire, généalogie, droits de la personne, engagement communautaire, randonnées en nature, spiritualité, voyages, cinéma, musique et opéra sont mes principaux intérêts.

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