La rue "Sous le Fort", Québec, vers 1890

Grâce aux recherches de mon oncle Robert Gauvreau (1905-1969), il a été beaucoup plus facile de retrouver les descendants de la famille de mon père. Entre 1810 et 1953, trois personnes ont porté le prénom de Ferdinand. Le dernier était mon grand-père (1868-1953), précédé de son père (1841-1904) et de son grand-père (1810-1860).

Ce dernier est né à Québec et il a été baptisé à la Basilique Notre-Dame le 16 février 1810. Il a épousé Marie E. Geneviève Chamberland (1814-1860) à l’Église Saint-Roch le 20 octobre 1834.

Registre de mariage, Église Saint-Roch, Québec

L’année 1860 sera marquante pour le couple. Geneviève décédera le 28 mai à l’âge de 45 ans. Ferdinand la suivra au mois de novembre de la même année. J’ai pu retrouver cinq enfants nés de cette union.

Le décès de Ferdinand a fait la une des journaux. Il s’agissait d’un événement qui a marqué la chronique des faits divers en 1860. J’ai d’ailleurs retrouvé un article du journal « Le Canadien » du 28 novembre de cette année-là qui décrit les étapes de l’enquête qui a suivi le décès de mon ancêtre.

Ferdinand avait été retrouvé agonisant dans un commerce de la rue « Sous le Fort » dans la basse ville de Québec. Il croyait avoir été attaqué par une ou des personnes. C’est du moins ce qu’il avait affirmé avant de mourir. La réalité était tout autre. L’enquête révéla qu’il avait eu une attaque d’apoplexie (hémorragie cérébrale). Il ne s’agissait donc pas d’un meurtre.

Journal Le Canadien, 20 novembre 1860

La rue « Sous le Fort » est aujourd’hui un endroit très prisé par les touristes. C’était loin d’être le cas avant que ce quartier soit revitalisé dans la décennie 1970. Il s’agissait ni plus ni moins qu’un quartier commercial abandonné aux rats.

Si le décès de Ferdinand fait partie de l’histoire, je préfère me souvenir d’une autre Gauvreau qui a contribué à faire connaître la Place Royale. Il s’agit de la sœur de mon père, Yvette Gauvreau-Beaudet (1913-2004), qui y a travaillé pour le compte du ministère des Affaires culturelles du Québec.

La rue « Sous le Fort » de nos jours.

Dernier d'une famille de trois enfants, j'ai œuvré une partie de ma vie dans le domaine de la santé et des services sociaux. Depuis neuf ans, j'ai entamé une nouvelle carrière comme directeur d'un organisme communautaire LGBTQ (2012-2021). En avril 2021, je serai coordonnateur des communications et agent de liaison à la Fédération de la famille Richelieu-Yamaska, un emploi idéal en contexte de ma préretraite. Mes passions sont multiples: Histoire, généalogie, droits de la personne, engagement communautaire, randonnées en nature, spiritualité, voyages, cinéma, musique et opéra sont mes principaux intérêts.

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